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dimanche 20 janvier 2013

Fixer un salaire minimum, une très mauvaise idée

Les syndicats remontent aux barricades avec leur idée d'un salaire minimum à 4'000.- par mois. Pour quelles raisons est-ce une très mauvaise idée ? 
Tout d'abord un petit rappel économique. Fixer un prix, en l’occurrence un salaire, conduit soit à une surproduction, soit à une pénurie. En effet, le prix est le résultat du jeu de l'offre et de la demande. Prenons un exemple, nous avons des oranges à vendre,  la production est très bonne et pourtant nous ne les vendons pas, nous faisons donc une action, le prix baisse et il y a plus de consommateurs qui achètent équilibrant ainsi l'offre et la demande. Notre stock d'oranges est maintenant écoulé, mais la demande est toujours forte, le prix augmente et moins de consommateurs en achètent, une fois encore, le marché s'équilibre. Maintenant, si, par décision de l'Etat, le prix est fixé, le mécanisme est faussé et il se présente deux cas de figure. Le prix est trop haut, les consommateurs n'achètent pas et les stocks s'accumulent car les producteurs pensent tous pouvoir vendre à un prix supérieur à celui du marché. On génère ainsi la surproduction. Nous nous souvenons tous des problèmes du marché du lait, des montagnes de beurre, de fromage etc. Maintenant, si le prix, fixé par l'Etat, est trop bas, alors, dans ce cas, ce sont les producteurs qui se détournent du marché car ils ne couvrent plus leurs frais de production. De plus, la demande est forte puisque le prix est en-dessous de celui du marché. On est en présence d'une pénurie. En résumé, le fait de fixer les prix fausse l'effet régulateur du marché en générant, soit de la surproduction, soit la pénurie. 
Si on applique ce raisonnement à la proposition des syndicats, on constatera les mêmes effets. Si le salaire minimum est supérieur à celui du marché, les places de travail concernées seront supprimées en Suisse, et on aura clairement une explosion du travail au noir et une augmentation du chômage. On se retrouvera en situation de pénurie de places de travail. Dans le cas inverse, c'est à dire que le salaire minimum est en-dessous du prix du marché, il y aura la tendance à engager au salaire minimum mais les employés se détourneront de ces places car sous payées, on sera en présence de pénurie de main d'oeuvre. Le salaire minimum ainsi fixé en dessous du prix du marché sera alors accepté que par les personnes qui n'ont pas le choix. On le constate, dans les deux cas, ce sont les salariés et parmi eux les plus vulnérables qui seraient touchés par cette proposition. 
Le problème des salaires est une chose à régler de façon sectorielle, par ses acteurs  et non de façon globale car les secteurs ne sont pas comparables et les conditions ne sont pas identiques d'une branche de l'économie à l'autre.
Dans tous les cas de figure, fixer un salaire minimal est définitivement une mauvaise idée. 

vendredi 4 janvier 2013

En Suisse aussi...

2013 débute par l'assassinat de 3 personnes. Assassinat perpétré par un homme muni d'armes de guerre et qui se met à faire feu à tout-va. Le personnage en question a, semble-t-il, déjà eu maille à partir avec la justice et s'était vu confisquer des armes lors de son interpellation  Quelques années plus tard, il fait son carton, tuant 3 femmes, abattues froidement.
Il n'est simplement pas tolérable que l'on puisse posséder de telles armes fonctionnelles à la maison. Personne sur cette terre ne peut garantir qu'il sera toujours maître de lui durant toute sa vie. Dans bien des affaires, on a constaté que des individus, qui ne présentaient aucun signe suspect, subitement passaient à l'acte et perpétraient un carnage. Donc, si on ne peut pas garantir que l'individu, possesseur d'armes, ne puisse pas un jour passer à l'acte, il faut que les armes ne soient pas en sa possession. Il existe également la solution de la NRA (National Rifle Association) qui consisterait à mettre à disposition de tous les possesseurs d'armes un agent armé lui aussi et bien sûr pour faire bonne mesure mettre un deuxième agent, armé lui aussi, afin de contrôler le premier agent, etc. Vous l'avez compris, je plaisante.
La liberté individuelle a ses limites, ainsi, on ne peut posséder, à titre individuel, des éléments hautement radio-actifs pour des raisons évidentes de sécurité générale, il en va de même avec les armes opérationnelles, spécialement celles de guerre.