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samedi 16 novembre 2013

initiative 1:12. rémunérations abusives...

78'000'000.-, 59'400'000.-, 50'100'000.-, 42'500'000.-, ce sont des salaires annuels, perçus en 2011. Totalement abusifs, vous en conviendrez. A propos, il s'agit dans l'ordre de Floyd Mayweather, boxeur; Tiger Woods, golfeur; Roger Federer, tennisman;  Cristiano Ronaldo, footballeur. Des sportifs... 
Contrairement aux dirigeants d'entreprises, visés par l'initiative 1:12, ces sportifs ne gèrent, dans le meilleur des cas, qu'eux-mêmes. Lorsqu'ils prennent une mauvaise décision, il n'y a pas d'effondrement d'une valeur boursière ou bien des licenciements ou une faillite à la clé... 
Mais il y a encore pire, il y a quelque temps, les clubs français de football ont menacé de faire grève à cause de l'impôt à 75% sur les salaires élevés, donc ceux des joueurs. Pour quelle raison ce sont les présidents de clubs qui se sont mobilisés ? Simplement parce que ce sont les clubs qui paient les impôts des joueurs, pas en déduction du salaire du joueur qui lui touche une rémunération nette d'impôts. 
Mon but n'est pas de stigmatiser les sportifs, mais simplement de démontrer que l'initiative socialiste 1:12 n'est que pure propagande n'ayant qu'un but électoraliste. Cette initiative est mauvaise pour notre économie, elle stigmatise des personnes dont le rôle est essentiel à la bonne marche de notre économie. Dimanche prochain, votons NON. 

samedi 7 septembre 2013

Initiative 1:12, un miroir aux alouettes...

L'idée de base est que le salaire le plus élevé dans une entreprise ne dépasse pas 12 fois le salaire le moins élevé. Cela peut paraître séduisant au premier abord, mais regardons cela de plus près. Tout d'abord pourquoi ce chiffre de 12 ? Aucune réponse logique ne peut être apportée. Probablement que l'on a choisi 12 parce que c'est plus joli que 11 et moins connoté que 13 ou bien parce qu'il y a 12 mois dans l'année ou peut être est-ce le fruit d'un tirage au sort ou encore le chiffre porte bonheur du président du PS. En résumé, ce facteur n'a aucune logique on aurait pu avoir 0 comme 1000, c'eut été pareil. Cette analyse, sous forme de boutade, montre à elle seule le danger que représente une telle règle. De plus, il est extrêmement dangereux de fixer des prix car cela fausse le marché (le salaire étant le prix à payer pour l'entreprise pour obtenir la prestation de son employé). 
Maintenant essayons de considérer les conséquences de l'adoption d'une telle contrainte. Si le texte est adopté, les entreprises qui sont concernées peuvent avoir deux attitudes, soit elles externaliseront les tâches avec les salaires les moins élevés afin que le ratio 1:12 restent respecté, ce qui est très facile à faire, soit elles quitteront la Suisse. Il y aura certainement quelques patrons qui adapteront leur revenu, mais ce sera marginal. On le voit, le but recherché ne sera pas atteint, au contraire, ce seront les salariés les moins rémunérés qui en pâtiront. Ce texte stigmatise les entreprises et leurs dirigeants, justement ceux qui permettent à la plupart des habitants de ce pays d'avoir du travail. Il y a des abus certes, mais pas plus que dans d'autres secteurs. Les revenus des sportifs ne semblent pas émouvoir la gauche alors que la le ratio entre les revenus les plus élevés et ceux les plus bas sont stratosphériques.  Mesdames et Messieurs de la gauche, estes-vous prêt à sacrifier les personnes que vous défendez à des buts purement électoralistes ?

dimanche 28 juillet 2013

Unis pour monter au front...

 C'est ainsi que l'on peut résumer la décision de l'assemblée des délégués du PDC de vendredi soir. Le pragmatisme l'a emporté, les délégués se sont montrés clairvoyant. Pourquoi me direz-vous. D'une part, le PDC n'est plus le grand parti qu'il fut jadis et l'arrogance n'est plus de mise. D'autre part, le canton de Fribourg a changé, il s'est urbanisé et chacun sait que les zones urbaines votent à gauche, par conséquent, ce qui est en jeu lors des prochaines élections de l'exécutif cantonal, c'est tout simplement la majorité de droite du collège. C'est ce qu'ont bien compris nos délégués.  

mardi 18 juin 2013

Election au Conseil communal de Crésuz

Chères Citoyennes, chers Citoyens, 


Suite à ma récente démission, un poste au sein de l'exécutif de la commune est à repourvoir. 

Je suis heureux de vous annoncer que Monsieur Jean-Claude Reymond est candidat. 

Monsieur Reymond est Directeur financier dans une entreprise de construction à Gstaad et, depuis de nombreuses années. membre et secrétaire de la commission financière de notre commune. C'est donc la personne idéale pour notre Conseil, tout spécialement pour gérer le dicastère que j'ai laissé vacant. Il est clair que la répartition desdits dicastères est une tâche qui incombe au Conseil reconstitué, cependant, je ne doute pas de la sagesse de ses membres qui auront à cœur d'utiliser les compétences spécifiques de chacun. 

Je soutiens cette candidature et vous encourage à donner votre confiance à 
Jean-Claude Reymond. 

mercredi 12 juin 2013

De la "Lex Americana"

Le Parlement doit décider d'adopter une loi permettant aux banques de répondre à la justice américaine. On peut estimer qu'il s'agit d'un Diktat de l'Amérique envers la Suisse, il est vrai que cela y ressemble. Il faut cependant remettre en perspective les différents éléments du dossier. Dans un premier temps, certaines banques suisses sont allées acquérir des clients aux Etats Unis en leur proposant clairement d'ouvrir des comptes en Suisse et en bénéficiant du secret bancaire, aux yeux de la justice américaine, c'est un délit. 
Ce qui est en jeu actuellement c'est la régularisation à moindre frais de la situation pour ces banques. Si la loi n'est pas adoptée, alors les banques en question ne pourront pas passer l'accord prévu et seront soumises à des procédures judiciaires dont l'issu pourrait bien être la faillite de plusieurs d'entres elles. Nos députés doivent avaler cette couleuvre, il le faut. Ensuite, nos autorités feraient bien de rappeler à l'ordre nos banques qui ont tendance à se comporter de manière discutable. Il serait bien que les plus grandes d'entres elles se rappellent que c'est le Peuple qui les a sauvées il y a quelques années et qu'il serait de bon aloi qu'elles cessent d'être aussi arrogantes.  Quant à nous Suisses, rappelons-nous que nous ne faisons pas le poids face aux grandes nations de cette planète. Il serait également bien que les chantres de l'Alleingang qui se recrutent essentiellement dans un petit parti populiste des bords du lac de Zürich se rendent compte enfin des dégâts que leurs discours ont provoqués.

dimanche 9 juin 2013

Votations du 9 juin 2013

Le peuple a tranché et a massivement rejeté l'initiative populaire visant à faire élire le Conseil fédéral par le Peuple. On peut s'étonner de ce résultat car quel peuple refuserait d'avoir plus de pouvoir ? Le Souverain n'a pas été dupe du jeu que les populistes résidant sur les bords du lac de Zürich voulaient lui faire jouer. Il a compris que derrière cette proposition tout à fait défendable se cachait des intentions qui l'étaient beaucoup moins. Il a également compris que la cohésion entres les différentes cultures constituant ce pays était très fragile et qu'il est vital que les minorités soient respectées. Pour mémoire, la Yougoslavie a implosé à partir du moment où une de ses entités a remis en cause le fragile équilibre qui existait entres les différents états qui la composaient.Oui le Souverain a fait preuve de sagesse et d'une très grande maturité dans l'exercice de notre démocratie. 

jeudi 16 mai 2013

Election du Conseil fédéral par le peuple

Dépité par la non élection de leur trublion, l'UDC a lancé cette initiative afin que ce soit le Peuple qui élise notre gouvernement et non plus l'Assemblée fédérale (soit les deux chambres fédérales réunies). C'est en effet une idée séduisante. De plus, ce mode de fonctionnement est bien celui qui prévaut dans les démocraties qui nous sont proches comme la France, les Etats-Unis par exemple. Mais voilà, une telle campagne coûtera parce qu'il faut être connu pour être élu, il faut être dans la presse, sur les murs des villes et des campagnes et cela coûte. Selon un article du Monde Diplomatique, la campagne de 2012 entre Messieurs Romney et Obama aura coûté quelques 2,5 Milliards de Dollars alors que la campagne entre les six candidats à la présidence française aura coûté 74,2 Millions d'Euros. On le constate, ne seront élus au Conseil fédéral que celles et ceux qui sont capables de débourser des sommes importantes, soit de leur propres deniers soit en utilisant ceux de leur parti. Bien sûr, il y a les "sponsors" qui sont prêts à "aider" leur poulain, moyennant retour sur investissement. De plus, en Suisse, il faut au moins communiquer en trois langues ce que les candidats américains ou français n'on pas à faire. 
Le système actuelle d'élection puise ses racines dans notre histoire et n'a pas été choisi à la légère par nos pères. La cohésion de la Suisse, si tant est qu'elle existe, est le fruit d'un équilibre fragile entre des cultures somme toute très différentes. Il existe un conflit latent entre l'Etat fédéral et les Etats (Cantons) qui le forment. C'est pour cette raison que l'on a toujours pas trouvé d'accord sur un renforcement du Conseil fédéral, parce que l'on ne veut pas renforcer le pouvoir central (l'UDC est certainement le parti le plus véhément à ce sujet).  
On peut penser que tout est dit lors de l'élection, c'est certainement vrai jusqu'à un certain point. Les forces en présence négocient entres elles en fonction des défis futurs et choisissent une ou un candidat capable de relever ces défis. Les personnes qui négocient connaissent les dossiers et se connaissent. De plus, ils sont nos députés, donc nos représentants. Il est également vrai que cela aboutit à l'élection de personnalités plutôt consensuelles, voire effacées. Est-ce pour autant inefficace ?
Le jour où cette élection se fera par le Peuple, on aura droit a des personnalités qui passent d'un point de vue communication. Seront-ils plus efficaces parce qu'ils gesticulent comme guignol, lancent des bons mots et jouent du catogan devant la caméra ?   
Est-ce bien ça que nous voulons ? Pour ma part, je rejetterai cette initiative et continuerai à faire confiance au mode d'élection que les pères de la nation ont choisi lorsqu'ils ont fondé notre Suisse moderne. 

mardi 5 mars 2013

Le Peuple a décidé...

Ce dimanche 3 mars 2013, le Peuple a décidé. Il a, tout d'abord, décidé d'octroyer des droits étendus aux actionnaires en acceptant à une très large majorité l'initiative Minder. Il est vrai que si on reconnaît le droit à s'enrichir aux personnes qui, bien souvent en investissant jusqu'à leur dernier sou, ont pris des risques pour créer et faire prospérer une entreprise, il est beaucoup plus difficile de comprendre pour quelles raisons, des employés puissent être aussi grassement rémunérés alors que leur prise de risque est nulle. Bien sûr, il y a le marché et la loi de l'offre et de la demande mais sont-ils vraiment si rares ces profils ? Personnellement je pense que si une personne est exceptionnelle, elle va vouloir lancer sa propre affaire, à l'image d'un Steve Jobs ou d'un Jean-Claude Biver qui, lorsqu'il a repris les rennes de la marque Hublot y a investi une bonne partie de son patrimoine privé. Quoiqu'il en soit, la décision est prise et, dorénavant, c'est l'assemblée des actionnaires qui décidera des rémunérations des organes dirigeants des entreprises concernées. De plus, les primes de départ ou même d'arrivée sont interdites. 
Le Peuple a également accepté la nouvelle mouture de la loi sur l'aménagement du territoire. Il est attaché à une certaine image du pays et ne veut plus que l'on gaspille le sol au profit de l'immobilier et des infrastructures. Le signal est ici également très clair. il y a, certes, le cas spécifique du Valais qui a rejeté, comme un seul homme, ce texte. Il est vrai que toutes les situations ne sont pas comparables et que le défaut de la LAT est justement de fixer des règles valables partout. Mais ici encore, la démocratie a joué et le Peuple a tranché. 
Quant à l'article constitutionnel sur la famille, un rejet des cantons est sorti des urnes alors que le Peuple l'a accepté. C'est la règle de la double majorité et elle fait partie de notre système, donc il faut l'accepter. Néanmoins, on peut observer un clivage entre le modèle de famille idéalisé que le monde plus rural entend promouvoir et le modèle actuel. Il faut tout de même se rappeler que nous investissons énormément dans la formation et que le retour sur investissement se fait lorsque les personnes qui ont coûté à la société travaillent et paient des impôts. Or, si ces personnes restent à la maison pour s'occuper de leurs enfants, non seulement le retour sur investissement est perdu mais de plus, si l'on balance les coûts d'infrastructures (écoles, infrastructures techniques, telles que routes et canalisations) et les revenus de l'impôt de la famille, il se peut que la famille coûte à la commune dans laquelle elle réside alors qu'elle aurait pu contribuer. 

dimanche 20 janvier 2013

Fixer un salaire minimum, une très mauvaise idée

Les syndicats remontent aux barricades avec leur idée d'un salaire minimum à 4'000.- par mois. Pour quelles raisons est-ce une très mauvaise idée ? 
Tout d'abord un petit rappel économique. Fixer un prix, en l’occurrence un salaire, conduit soit à une surproduction, soit à une pénurie. En effet, le prix est le résultat du jeu de l'offre et de la demande. Prenons un exemple, nous avons des oranges à vendre,  la production est très bonne et pourtant nous ne les vendons pas, nous faisons donc une action, le prix baisse et il y a plus de consommateurs qui achètent équilibrant ainsi l'offre et la demande. Notre stock d'oranges est maintenant écoulé, mais la demande est toujours forte, le prix augmente et moins de consommateurs en achètent, une fois encore, le marché s'équilibre. Maintenant, si, par décision de l'Etat, le prix est fixé, le mécanisme est faussé et il se présente deux cas de figure. Le prix est trop haut, les consommateurs n'achètent pas et les stocks s'accumulent car les producteurs pensent tous pouvoir vendre à un prix supérieur à celui du marché. On génère ainsi la surproduction. Nous nous souvenons tous des problèmes du marché du lait, des montagnes de beurre, de fromage etc. Maintenant, si le prix, fixé par l'Etat, est trop bas, alors, dans ce cas, ce sont les producteurs qui se détournent du marché car ils ne couvrent plus leurs frais de production. De plus, la demande est forte puisque le prix est en-dessous de celui du marché. On est en présence d'une pénurie. En résumé, le fait de fixer les prix fausse l'effet régulateur du marché en générant, soit de la surproduction, soit la pénurie. 
Si on applique ce raisonnement à la proposition des syndicats, on constatera les mêmes effets. Si le salaire minimum est supérieur à celui du marché, les places de travail concernées seront supprimées en Suisse, et on aura clairement une explosion du travail au noir et une augmentation du chômage. On se retrouvera en situation de pénurie de places de travail. Dans le cas inverse, c'est à dire que le salaire minimum est en-dessous du prix du marché, il y aura la tendance à engager au salaire minimum mais les employés se détourneront de ces places car sous payées, on sera en présence de pénurie de main d'oeuvre. Le salaire minimum ainsi fixé en dessous du prix du marché sera alors accepté que par les personnes qui n'ont pas le choix. On le constate, dans les deux cas, ce sont les salariés et parmi eux les plus vulnérables qui seraient touchés par cette proposition. 
Le problème des salaires est une chose à régler de façon sectorielle, par ses acteurs  et non de façon globale car les secteurs ne sont pas comparables et les conditions ne sont pas identiques d'une branche de l'économie à l'autre.
Dans tous les cas de figure, fixer un salaire minimal est définitivement une mauvaise idée. 

vendredi 4 janvier 2013

En Suisse aussi...

2013 débute par l'assassinat de 3 personnes. Assassinat perpétré par un homme muni d'armes de guerre et qui se met à faire feu à tout-va. Le personnage en question a, semble-t-il, déjà eu maille à partir avec la justice et s'était vu confisquer des armes lors de son interpellation  Quelques années plus tard, il fait son carton, tuant 3 femmes, abattues froidement.
Il n'est simplement pas tolérable que l'on puisse posséder de telles armes fonctionnelles à la maison. Personne sur cette terre ne peut garantir qu'il sera toujours maître de lui durant toute sa vie. Dans bien des affaires, on a constaté que des individus, qui ne présentaient aucun signe suspect, subitement passaient à l'acte et perpétraient un carnage. Donc, si on ne peut pas garantir que l'individu, possesseur d'armes, ne puisse pas un jour passer à l'acte, il faut que les armes ne soient pas en sa possession. Il existe également la solution de la NRA (National Rifle Association) qui consisterait à mettre à disposition de tous les possesseurs d'armes un agent armé lui aussi et bien sûr pour faire bonne mesure mettre un deuxième agent, armé lui aussi, afin de contrôler le premier agent, etc. Vous l'avez compris, je plaisante.
La liberté individuelle a ses limites, ainsi, on ne peut posséder, à titre individuel, des éléments hautement radio-actifs pour des raisons évidentes de sécurité générale, il en va de même avec les armes opérationnelles, spécialement celles de guerre.