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lundi 31 décembre 2012


2012 va céder sa place à 2013. J'ai choisi de vous souhaiter mes voeux en les illustrant d'une photo panoramique du site d'Emosson. C'est le cadre d'une réalisation hors du commun, la centrale hydroélectrique de pompage-turbinage de Nant de Drance. Cette centrale est appelée à jouer un rôle central dans le paysage énergétique européen de demain, en particulier avec le développement massif de la production d'électricité par des sources renouvelables (le vent et le soleil). 
Bonne années à toutes et à tous. 

samedi 22 décembre 2012

Des policiers en armes devant chaque école

C'est ce que propose la National Rifle Association connue sous son acronyme NRA en réponse aux questions que la tuerie de Newtown posent et qui sont récurrentes aux Etats-Unis. Pour nous Européens, posséder des armes n'est pas une chose banale et la proposition de la NRA nous paraît totalement démesurée . Imaginons la scène, devant chaque établissement scolaire, un gendarme armé d'un fusil d'assaut, arme de guerre, et les enfants qui se rendent à leurs classes, vous visualisez ? En fait, la proposition de la NRA n'est rien d'autre qu'une forme de course à l'armement, course qui a prévalu entres les états durant la guerre froide. Ne pouvant se mettre d'accord, chaque camp a développé, en réponse à son adversaire, une bombe encore plus puissante. Les Américains et les Russes en étaient arrivé à disposer chacun de la faculté de détruire toute vie sur terre. Certes, on en est pas là, mais si, toutefois, on fait l'analogie avec la proposition de la NRA; aujourd'hui, c'est un policier armé, demain ce seront plusieurs policiers avec véhicules blindés et ainsi de suite. Certes, la culture américaine est très différente de la nôtre et certains de ses aspects nous échappent.

samedi 8 décembre 2012

6 décembre 1992, 20 ans déjà...

"C'est un dimanche noir..." Ainsi s’exprimait Jean-Pascal Delamuraz, Conseiller fédéral radical vaudois en charge du dossier de l'adhésion de la Suisse à l'Espace Economique Européen (EEE). Mais est-ce que la décision du Peuple de ce fameux dimanche était aussi grave ? Si l'on prête l'oreille aux caciques du parti qui a lutté contre cette adhésion et, bien sûr, si l'on comprend leurs sabirs (ils ne s'expriment quasiment qu'en dialectes germaniques), la Suisse n'a, non seulement rien perdu à cause de cette décision, mais au contraire, elle en a profité. Voila quelques constatations que j'ai faites depuis ce fameux dimanche. 
Depuis 20 ans, nombre de ressortissants européens sont venus chercher "asile" en Suisse. Ils sont, en principe, relativement fortunés et achètent des biens immobiliers que les promoteurs leurs vendent à des prix au-dessus du marché. La conséquence de ceci, la raréfaction de la ressource sol et l'impossibilité pour nous Suisses d'accéder à la propriété dans les lieux de prédilection des étrangers. Il est certain que, vu depuis la "Gold Küste" zurichoise, tout ceci est bon pour le "business".
Nous sommes resté totalement indépendants et ne dépendons pas de Bruxelles. Vraiment ? Ce que je constate c'est que nous reprenons la normalisation européenne, nous nous contentons simplement de changer l'entête de ladite norme pour en faire une suisse. Est-ce vraiment une surprise lorsque l'on sait que pour accéder au marché européen il faut que nos produits soient conformes aux normes ....européennes.
L'autre chimère, c'est les bilatérales. Ah les bilatérales, des myriades d'accords sectoriels, négociés un à un et qui, à chaque fois, nous permettent, à nous petits Suisses, de tirer tous les avantages. Il y a négociation si les deux parties ont un rapport de force égal, sinon il y a une partie qui impose sa vision à l'autre. Les forces en présence: la Suisse représentant un marché de 7'000'000 de consommateurs potentiels, certes avec une capacité d'achat supérieure, l'Europe représentant un marché de 500'000'000 de consommateurs potentiels... Même si nos négociateurs sont les meilleurs, le déséquilibre est tel que la mission tient plus de la gageure...
Certes, les propos de Jean-Pascal Delamuraz paraissent aujourd'hui un peu exagérés mais la rhétorique populiste distillée depuis les bords du lac de Zürich l'est encore plus. A moyen terme, la question suivante se posera, voulons-nous une Suisse paradis fiscal des nantis de la planète mais totalement désindustrialisée ou préférons-nous une Suisse qui produit des biens de qualité et dans laquelle, même les personnes ayant des moyens plus limités peuvent vivre.