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vendredi 12 octobre 2012

L'Union européenne, prix Nobel de la paix 2012

L'Union européenne (UE) a reçu la prestigieuse récompense pour avoir, depuis 60 ans, "contribué au progrès de la réconciliation, la paix, la démocratie et les droits de l'Homme en Europe". "Le rôle de stabilisation joué par l'Union européenne a aidé à transformer une Europe déchirée sur un continent en guerre en un continent de paix", a expliqué le président du Comité du Nobel, Thorbjörn Jagland.


Qui aurait, en 1945, imaginé une telle issue. L'Europe d'alors était en ruine, une génération entière avait été sacrifiée alors que les cicatrices de la première guerre mondiale étaient toujours présentes. La guerre froide pointait son bout du nez et l'Europe semblait être le terrain idéal pour le choc entre les deux blocs. Oui, personne n'aurait imaginé un tel développement à cette époque. Mais, dans les ruines encore fumantes du continent, des hommes, des visionnaires, esquissaient cette Europe qui, tel le phénix, allait renaître des ses cendres, mais pas totalement identique à celle qu'elle était. Parmi ces hommes, Jean Monnet, Maurice Schumann, Konrad Adenauer, Alcide De Gasperi et j'en oublie certainement, je compte sur les historiens pour corriger et compléter mes écrits. 


Il est vrai que l'UE est très bureaucratique,  lente et certainement très chère. Il n'en reste pas moins que sans elle, nous aurions eu à subir d'autres conflits en Europe. Alors certes, l'UE a des défauts, certes, les citoyens européens sont déçus, mais la totalité des tous ses défauts et de toutes ces déceptions ne représentent pas le dixième des conséquences et des détresses individuelles qu'un conflit à l'échelle européenne auraient eues.   

Oui, l'UE a encore beaucoup de chemin a parcourir afin de devenir aussi performante que notre confédération helvétique. Cependant, ne perdons pas de vue que notre Confédération a mis 557 ans avant de devenir l'Etat fédéral que nous connaissons et qui a fait ses preuves. Nous pouvons nous gausser de cette Europe et vouloir nous refermer sur nous-même, mais, s'il y avait eu un conflit en Europe, je me demande bien ce qui serait advenu de notre pays, car qu'on le veuille ou non, nous dépendons de l'Europe et si l'Europe va bien nous irons bien, si elle va mal nous irons mal. En tant que Suisse, je souhaite être actif à la construction européenne car c'est notre avenir qui se joue, n'en déplaise aux passéistes réactionnaires des bords du lac de Zürich. 


jeudi 4 octobre 2012

De l'esprit d'entreprise

"Lorsque le vent du changement souffle, certains construisent des murs, d'autres des moulins"

Ce proverbe d'origine chinoise s'applique bien à ce qui est entrain de se passer. La crise se fait de plus en plus pressante et la Suisse est et sera touchée. C'est un moment difficile, rempli d'incertitudes et de menaces mais c'est également un changement de paradigme qui ouvre de nouvelles voies et offre des opportunités. La Suisse a toujours su exploiter ces moments grâce à ses entrepreneurs.

Ce que nous devons faire en tant que société, c'est offrir les conditions cadres nécessaires à ces entrepreneurs afin qu'ils puissent exploiter ces opportunités. Ainsi, nous avons le devoir d'alléger les procédures administratives dévoreuses de temps et de ressources, nous devons faciliter l'accès aux marchés, notamment européen, favoriser la recherche et la formation des ressources humaines qui leur sont nécessaires.

Un dernier point est essentiel, c'est la flexibilité. Le marché du travail doit encore être plus flexible afin de permettre aux entrepreneurs de s'adapter encore plus vite aux changements. Enfin, les tentatives émanant de la droite dure afin de faire capoter les accords bilatéraux doivent être balayées sans coup férir. En effet, il y a fort à parier que la fin des accords bilatéraux ouvrirait la porte à des délocalisations massives vers les pays de l'union européenne. Et ce n'est pas l'union européenne qui va se battre pour conserver ces accords.

Le vent du changement souffle, soyons ceux qui construisent les moulins de demain.