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dimanche 13 mai 2012

La crise bouscule la politique européenne

La France a élu un président socialiste, de l'inédit depuis l'accession au pouvoir de François Mitterrand en 1981. La Grèce, a renouvelé son législatif, les grandes formations ont tellement perdu de terrain qu'aucune ne peut former de gouvernement. De nouvelles élections se profilent. De plus, un parti néo-nazi a fait son entrée dans le parlement. 
La crise profonde que traverse l'Europe engendre ses premiers effets politiques. C'était à prévoir. Tout ceci a un relent de déjà vu dans les années 30. Cependant, la situation est différente, par maints aspects. Tout d'abord, à cette époque, l'Europe était encore marquée par les séquelles de la première guerre mondiale, surtout par le traité de Versailles qui visait à humilier le perdant et non a bâtir l'après guerre. C'est en surfant sur ce point et sur la crise qu'Hitler s'est hissé au pouvoir, je le rappelle, démocratiquement. A cette époque, les pays européens se regardaient en chiens de faïence, le protectionnisme était de mise. Aujourd'hui, la situation est bien différente. La communauté européenne fédère, malheureusement pas encore dans une fédération, les pays membres de la communauté, un peu à l'image de la Suisse d'avant 1848. Les liens qui les unissent empêchent les dérives que les années 30 ont commues. Ainsi, le protectionnisme entre états membres est régulé permettant à l'économie européenne de bénéficier d'un marché intérieur suffisamment grand pour assurer une certaine croissance endogène, comme c'est le cas des Etats-Unis. L'euro est également un élément important, il empêche les pays qui l'utilisent d'avoir recours à l'augmentation de la masse monétaire pour financer leur fonctionnement créant ainsi de l'inflation. Par ses contraintes, tel que le pacte de stabilité, il contraint les Etats à juguler leur endettement, ce qui est une bonne chose si l'on se soucie un tant soit peu de ce que l'on laissera à nos successeurs. 
Les gouvernements peuvent donc changer mais, s'ils veulent se maintenir dans la construction européenne, ils ne peuvent pas faire ce qu'ils veulent, c'est une assurance face aux dérives extrémistes. De plus, le système démocratique est maintenant fortement ancré dans nos sociétés, ce qui n'était pas le cas dans la première moitié du XXème siècle.  

dimanche 6 mai 2012

Planet Solar, l'avenir est en marche

Le 5 mai dernier, à 14 heures, le catamaran Planet Solar bouclait son tour du globe en franchissant la ligne symbolique formée par deux bouées dans le port de Monaco. Propulsé uniquement par des moteurs électriques alimentés par des batteries rechargées par des cellules photovoltaïques, le bateau a parcouru 60'000 kilomètres sur toutes les mers et océans. Aucune autre source d'énergie que celle du soleil n'a été utilisée.
En faisant un tel périple, l'auteur du projet, Raphaël Donjan, voulait démontrer la capacité qu'a cette source d'énergie.
Demain, ce seront les navires, qui aujourd'hui utilisent des sources d'énergie fossile, qui utiliseront ces technologies. Fadaises me direz-vous. Souvenez-vous des débuts de l'aviation, en 1890, Clément Ader fait décoller un engin plus lourd que l'air sur .... une cinquantaine de mètres. 60 ans plus tard, des avions dépassent la vitesse du son et de nombreuses compagnies aériennes transportent des milliers de passagers en traversant les océans.
Je suis certain que dans un siècle, l'idée même de brûler du pétrole, soit pour se mouvoir, soit pour se chauffer paraîtra totalement incongrue.
Aujourd'hui les nouveaux Ader, wright, Blériot, Lindberg se nomment Donjan, Piccard ou Borschberg. Ils explorent de nouveaux territoires et sont les explorateurs du XXIème siècle.