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lundi 31 décembre 2012


2012 va céder sa place à 2013. J'ai choisi de vous souhaiter mes voeux en les illustrant d'une photo panoramique du site d'Emosson. C'est le cadre d'une réalisation hors du commun, la centrale hydroélectrique de pompage-turbinage de Nant de Drance. Cette centrale est appelée à jouer un rôle central dans le paysage énergétique européen de demain, en particulier avec le développement massif de la production d'électricité par des sources renouvelables (le vent et le soleil). 
Bonne années à toutes et à tous. 

samedi 22 décembre 2012

Des policiers en armes devant chaque école

C'est ce que propose la National Rifle Association connue sous son acronyme NRA en réponse aux questions que la tuerie de Newtown posent et qui sont récurrentes aux Etats-Unis. Pour nous Européens, posséder des armes n'est pas une chose banale et la proposition de la NRA nous paraît totalement démesurée . Imaginons la scène, devant chaque établissement scolaire, un gendarme armé d'un fusil d'assaut, arme de guerre, et les enfants qui se rendent à leurs classes, vous visualisez ? En fait, la proposition de la NRA n'est rien d'autre qu'une forme de course à l'armement, course qui a prévalu entres les états durant la guerre froide. Ne pouvant se mettre d'accord, chaque camp a développé, en réponse à son adversaire, une bombe encore plus puissante. Les Américains et les Russes en étaient arrivé à disposer chacun de la faculté de détruire toute vie sur terre. Certes, on en est pas là, mais si, toutefois, on fait l'analogie avec la proposition de la NRA; aujourd'hui, c'est un policier armé, demain ce seront plusieurs policiers avec véhicules blindés et ainsi de suite. Certes, la culture américaine est très différente de la nôtre et certains de ses aspects nous échappent.

samedi 8 décembre 2012

6 décembre 1992, 20 ans déjà...

"C'est un dimanche noir..." Ainsi s’exprimait Jean-Pascal Delamuraz, Conseiller fédéral radical vaudois en charge du dossier de l'adhésion de la Suisse à l'Espace Economique Européen (EEE). Mais est-ce que la décision du Peuple de ce fameux dimanche était aussi grave ? Si l'on prête l'oreille aux caciques du parti qui a lutté contre cette adhésion et, bien sûr, si l'on comprend leurs sabirs (ils ne s'expriment quasiment qu'en dialectes germaniques), la Suisse n'a, non seulement rien perdu à cause de cette décision, mais au contraire, elle en a profité. Voila quelques constatations que j'ai faites depuis ce fameux dimanche. 
Depuis 20 ans, nombre de ressortissants européens sont venus chercher "asile" en Suisse. Ils sont, en principe, relativement fortunés et achètent des biens immobiliers que les promoteurs leurs vendent à des prix au-dessus du marché. La conséquence de ceci, la raréfaction de la ressource sol et l'impossibilité pour nous Suisses d'accéder à la propriété dans les lieux de prédilection des étrangers. Il est certain que, vu depuis la "Gold Küste" zurichoise, tout ceci est bon pour le "business".
Nous sommes resté totalement indépendants et ne dépendons pas de Bruxelles. Vraiment ? Ce que je constate c'est que nous reprenons la normalisation européenne, nous nous contentons simplement de changer l'entête de ladite norme pour en faire une suisse. Est-ce vraiment une surprise lorsque l'on sait que pour accéder au marché européen il faut que nos produits soient conformes aux normes ....européennes.
L'autre chimère, c'est les bilatérales. Ah les bilatérales, des myriades d'accords sectoriels, négociés un à un et qui, à chaque fois, nous permettent, à nous petits Suisses, de tirer tous les avantages. Il y a négociation si les deux parties ont un rapport de force égal, sinon il y a une partie qui impose sa vision à l'autre. Les forces en présence: la Suisse représentant un marché de 7'000'000 de consommateurs potentiels, certes avec une capacité d'achat supérieure, l'Europe représentant un marché de 500'000'000 de consommateurs potentiels... Même si nos négociateurs sont les meilleurs, le déséquilibre est tel que la mission tient plus de la gageure...
Certes, les propos de Jean-Pascal Delamuraz paraissent aujourd'hui un peu exagérés mais la rhétorique populiste distillée depuis les bords du lac de Zürich l'est encore plus. A moyen terme, la question suivante se posera, voulons-nous une Suisse paradis fiscal des nantis de la planète mais totalement désindustrialisée ou préférons-nous une Suisse qui produit des biens de qualité et dans laquelle, même les personnes ayant des moyens plus limités peuvent vivre. 

mercredi 21 novembre 2012

Dimanche 25 novembre, loi sur l'énergie du canton de Fribourg

Dimanche 25 novembre 2012 se joue le sort de la nouvelle loi sur l'énergie du canton de Fribourg. Le législateur nous propose une vision de ce que le canton de Fribourg peut devenir dans le domaine de l'énergie. Chers amis, l'énergie, au sens large du terme, c'est la vie. Ceci aussi bien pour l'individu que pour la société dans laquelle il vit. Une économie prospère en a besoin. Si une usine Cailler a été construite à Broc c'est parce qu'il y avait, à proximité, une source potentielle d'énergie. Aujourd'hui, notre source première provient des réserves sous formes fossiles. Ces réserves ont été constituées sur des millions d'années et, à moyen terme, elles viendront à manquer, d'une part. D'autre part, la pollution que génère l'utilisation de ces réserves est un grave problème. En fait, deux alternatives s'offrent à nous: soit on continue de la sorte, les prix des sources d'énergie d'origine fossile vont simplement augmenter, pour atteindre des niveaux plus supportables, soit on est innovant et on commence aujourd'hui à changer en développant un autre modèle de société basé sur une gestion durable des ressources. Inutile de vous dire que je préfère la seconde alternative. Vous pensez peut-être qu'une gestion durable, c'est de l'idéalisme pure et simple. Et pourtant, nous l'avons déjà commencé. A l'aube du XXième siècle, nos forêts ont été surexploitées provoquant des catastrophes, nos ancêtres ont mis en place une gestion durable afin d'éviter leur disparition pure et simples. Aujourd'hui, gérer le patrimoine forestier de façon durable, n'est pas remis en cause. Il en sera de même demain pour la consommation de l'énergie et des autres ressources de notre planète. On peut également se poser la question de savoir s'il ne serait pas préférable, pour le canton de Fribourg, d'attendre pour voir comment les autres font. Je vous réponds non, pourquoi me direz-vous, et bien simplement parce que faire oeuvre de pionnier représente des risques mais permet surtout de constituer un savoir-faire dont tout le monde aura besoin à l'avenir. Quant au psycho-drame que représente l'obligation de remplacer les corps de chauffe électrique direct. Cette obligation n'est effective qu'à partir de 2025. Il y a fort à parier que d'ici là les installations existantes seront obsolètes, d'une part. D'autre part, des exceptions sont prévus dans les cas où aucune alternative n'est envisageable. Il serait tout de même bête de se priver d'une vision innovante à cause d'un problème qui n'en est pas un.

vendredi 12 octobre 2012

L'Union européenne, prix Nobel de la paix 2012

L'Union européenne (UE) a reçu la prestigieuse récompense pour avoir, depuis 60 ans, "contribué au progrès de la réconciliation, la paix, la démocratie et les droits de l'Homme en Europe". "Le rôle de stabilisation joué par l'Union européenne a aidé à transformer une Europe déchirée sur un continent en guerre en un continent de paix", a expliqué le président du Comité du Nobel, Thorbjörn Jagland.


Qui aurait, en 1945, imaginé une telle issue. L'Europe d'alors était en ruine, une génération entière avait été sacrifiée alors que les cicatrices de la première guerre mondiale étaient toujours présentes. La guerre froide pointait son bout du nez et l'Europe semblait être le terrain idéal pour le choc entre les deux blocs. Oui, personne n'aurait imaginé un tel développement à cette époque. Mais, dans les ruines encore fumantes du continent, des hommes, des visionnaires, esquissaient cette Europe qui, tel le phénix, allait renaître des ses cendres, mais pas totalement identique à celle qu'elle était. Parmi ces hommes, Jean Monnet, Maurice Schumann, Konrad Adenauer, Alcide De Gasperi et j'en oublie certainement, je compte sur les historiens pour corriger et compléter mes écrits. 


Il est vrai que l'UE est très bureaucratique,  lente et certainement très chère. Il n'en reste pas moins que sans elle, nous aurions eu à subir d'autres conflits en Europe. Alors certes, l'UE a des défauts, certes, les citoyens européens sont déçus, mais la totalité des tous ses défauts et de toutes ces déceptions ne représentent pas le dixième des conséquences et des détresses individuelles qu'un conflit à l'échelle européenne auraient eues.   

Oui, l'UE a encore beaucoup de chemin a parcourir afin de devenir aussi performante que notre confédération helvétique. Cependant, ne perdons pas de vue que notre Confédération a mis 557 ans avant de devenir l'Etat fédéral que nous connaissons et qui a fait ses preuves. Nous pouvons nous gausser de cette Europe et vouloir nous refermer sur nous-même, mais, s'il y avait eu un conflit en Europe, je me demande bien ce qui serait advenu de notre pays, car qu'on le veuille ou non, nous dépendons de l'Europe et si l'Europe va bien nous irons bien, si elle va mal nous irons mal. En tant que Suisse, je souhaite être actif à la construction européenne car c'est notre avenir qui se joue, n'en déplaise aux passéistes réactionnaires des bords du lac de Zürich. 


jeudi 4 octobre 2012

De l'esprit d'entreprise

"Lorsque le vent du changement souffle, certains construisent des murs, d'autres des moulins"

Ce proverbe d'origine chinoise s'applique bien à ce qui est entrain de se passer. La crise se fait de plus en plus pressante et la Suisse est et sera touchée. C'est un moment difficile, rempli d'incertitudes et de menaces mais c'est également un changement de paradigme qui ouvre de nouvelles voies et offre des opportunités. La Suisse a toujours su exploiter ces moments grâce à ses entrepreneurs.

Ce que nous devons faire en tant que société, c'est offrir les conditions cadres nécessaires à ces entrepreneurs afin qu'ils puissent exploiter ces opportunités. Ainsi, nous avons le devoir d'alléger les procédures administratives dévoreuses de temps et de ressources, nous devons faciliter l'accès aux marchés, notamment européen, favoriser la recherche et la formation des ressources humaines qui leur sont nécessaires.

Un dernier point est essentiel, c'est la flexibilité. Le marché du travail doit encore être plus flexible afin de permettre aux entrepreneurs de s'adapter encore plus vite aux changements. Enfin, les tentatives émanant de la droite dure afin de faire capoter les accords bilatéraux doivent être balayées sans coup férir. En effet, il y a fort à parier que la fin des accords bilatéraux ouvrirait la porte à des délocalisations massives vers les pays de l'union européenne. Et ce n'est pas l'union européenne qui va se battre pour conserver ces accords.

Le vent du changement souffle, soyons ceux qui construisent les moulins de demain.

vendredi 27 juillet 2012


Petite leçon de socialisme

Un professeur d'économie dans un lycée annonce fièrement qu'il n'a jamais vu un seul de ses élèves échouer, à l'exception d'une année, où ce fut la classe entière qui a connu l'échec. Cette classe était entièrement convaincue que le socialisme était une idéologie qui fonctionnait, et que personne n'était ni pauvre ni riche ! Un système égalitaire parfait.

Le professeur dit lors :
"OK donc, nous allons mener une expérience du socialisme dans cette classe. A chaque contrôle, on fera la moyenne de toutes les notes et chacun recevra cette note. Ainsi personne ne ratera son contrôle et personne ne caracolera en tête avec de très bonnes notes."
Après le 1er contrôle, on fit la moyenne de la classe et tout le monde obtint un 13/20. Les élèves qui avaient travaillé dur n'étaient pas très heureux au contraire de ceux qui n'avaient rien fait et qui, eux, étaient ravis.
A l'approche du 2ème contrôle, les élèves qui avaient peu travaillé en firent encore moins tandis que ceux qui s'étaient donné de la peine pour le 1er test décidèrent de lever le pied et de moins travailler. La moyenne de ce contrôle fut de 9/20 !Personne n'était satisfait.
Quand arriva le 3ème contrôle, la moyenne tomba à 5/20. Les notes ne remontèrent jamais, alors que fusaient remarques acerbes, accusations et noms d'oiseaux, dans une atmosphère épouvantable, où plus personne ne voulait faire quoi que ce soit si cela devait être au bénéfice de quelqu'un d'autre.
A leur grande surprise, tous ratèrent leur examen final.
Le professeur leur expliqua alors que le socialisme finit toujours mal car, quand la récompense est importante, l'effort pour l'obtenir est tout aussi important, tandis que, si on confisque les récompenses, plus personne ne cherche ni n'essaie de réussir. Les choses sont aussi simples que çà.
Voici un petit extrait de discours qui résume parfaitement les choses.
 "Vous ne pouvez pas apporter la prospérité au pauvre en la retirant au riche. Tout ce qu'un individu reçoit sans rien faire pour l'obtenir, un autre individu a dû travailler pour le produire sans en tirer profit. Tout Pouvoir ne peut distribuer aux uns que ce qu'il a préalablement confisqué à d'autres. Quand la moitié d'un peuple croit qu'il ne sert à rien de faire des efforts car l'autre moitié les fera pour elle, et quand cette dernière moitié se dit qu'il ne sert à rien d'en faire car ils bénéficieront à d'autres, cela mes amis, s'appelle le déclin et la fin d'une nation. On n'accroît pas les biens en les divisant."

Source: http://nicolasfaguer.hautetfort.com/archive/2012/05/25/petite-lecon-de-socialisme.html 

La démonstration ci-dessus se passe de commentaires. Le libéralisme a du succès car l'effort individuel est reconnu. Faisons attention à ne pas confisquer les fruits de ces réussites individuelles par des taxations abusives. Chacun sait qu'il doit contribuer à la bonne marche de la société mais lorsque cette contribution devient abusive alors l'individu cherchera soit à échapper à l'Etat vorace ou simplement ne fournira plus l'effort nécessaire au développement de son projet. Dans les deux cas, la Société a tout à perdre. 
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dimanche 17 juin 2012

Le Peuple fribourgeois rejette massivement l'initiative de l'ASIN

81,4% des électrices et électeurs fribourgeois ont glissé un non dans l'urne et ainsi rejeté l'initiative de l'ASIN. Par ce vote clair et net, le Peuple indique à l'ASIN et à ses supporters du bord du lac de Zürich qu'il n'est pas dupe et qu'il a bien compris quelles étaient les buts cachés de ce texte. En effet, sous prétexte de donner la voix au Peuple, il s'agissait de ralentir, voire bloquer tous accords internationaux, en particulier ceux concernant la Suisse et l'Europe. De plus, il s'agissait également d'affaiblir le pouvoir fédéral en enlevant des compétences au Parlement.  
Non le Peuple n'est pas dupe. Il sait que ce jeu est dangereux. Il sait que nous dépendons fortement des exportations et que nous ne pouvons pas vivre sans nos relations avec l'Etranger et en particulier avec l'Europe. Il fait confiance aux personnes qui le représentent au Parlement. L'outil du référendum facultatif est suffisant à ces yeux. N'en déplaise à l'ASIN et à ses sbires. 

mercredi 6 juin 2012

6 juin 1944, in memoriam

Chère Lectrice, cher Lecteur,

A l'heure ou j'écris ces lignes, le 6 juin 1944, des milliers d'hommes se préparaient à débarquer sur les plages de Normandie et à y mourir. Une des plus grandes opérations militaires de tous les temps avaient débuté. Par ces quelques lignes, je tiens à rendre hommage à tous ces jeunes hommes qui donnèrent leur vie pour notre liberté et les valeurs démocratiques, qu'ils fussent d'un bord ou de l'autre.
Le temps efface la mémoire des individus mais il est important que ces sacrifices restent dans la mémoire collective et que tout un chacun puisse se rendre compte du courage et de la volonté de ces soldats. Nous, descendants des ces hommes, avons le devoir de respecter les valeurs qu'ils ont défendues en donnant leur vie.
Chaque fois que j'exerce mes droits démocratiques, j'ai une petite pensée pour eux et il m'arrive de revoir dans ma tête le cimetière d'Omaha Beach dans lequel reposent plus de 8'000 soldats tombés ce jour-là en Normandie. Paix à vos âmes et merci pour votre sacrifice.

lundi 4 juin 2012

Législative française, les affiches

Les législatives françaises battent leur plein. L'échéance s'approche. Sur le site d'un magazine en ligne, un florilège d'affiches de candidats est montré. Certaines sont très intéressantes d'un point de vue communication.
Parmi toutes ses affiches, deux ont retenu mon attention, car elles illustrent bien, à mon point de vue, une mauvaise et une bonne communication. 
Tout d'abord, il y a celle de la candidate Danielle Floutier dont le slogan est "L'humain d'abord". Sur son affiche, on la voit seule poser devant un troupeau de bovins. Le slogan bien en évidence. N'est-ce pas cocasse ? Inutile d'en dire plus, l'inadéquation entre le message et l'image est patent.
L'affiche de la candidate Julie le Goic est très intéressante également car son slogan est "Le projet est plus important que le visage, lisez-le" et elle pose de dos, en tenant dans ses mains le descriptif dudit projet. Cette candidate d'Europe écologie, Les Verts met en fait l'électeur face à la question qu'il doit se poser. Quelle société je veux pour mon pays et par conséquent qui doit me représenter afin que mon choix se réalise. Cette affiche met en adéquation l'image et le message. Je la trouve excellente.

dimanche 13 mai 2012

La crise bouscule la politique européenne

La France a élu un président socialiste, de l'inédit depuis l'accession au pouvoir de François Mitterrand en 1981. La Grèce, a renouvelé son législatif, les grandes formations ont tellement perdu de terrain qu'aucune ne peut former de gouvernement. De nouvelles élections se profilent. De plus, un parti néo-nazi a fait son entrée dans le parlement. 
La crise profonde que traverse l'Europe engendre ses premiers effets politiques. C'était à prévoir. Tout ceci a un relent de déjà vu dans les années 30. Cependant, la situation est différente, par maints aspects. Tout d'abord, à cette époque, l'Europe était encore marquée par les séquelles de la première guerre mondiale, surtout par le traité de Versailles qui visait à humilier le perdant et non a bâtir l'après guerre. C'est en surfant sur ce point et sur la crise qu'Hitler s'est hissé au pouvoir, je le rappelle, démocratiquement. A cette époque, les pays européens se regardaient en chiens de faïence, le protectionnisme était de mise. Aujourd'hui, la situation est bien différente. La communauté européenne fédère, malheureusement pas encore dans une fédération, les pays membres de la communauté, un peu à l'image de la Suisse d'avant 1848. Les liens qui les unissent empêchent les dérives que les années 30 ont commues. Ainsi, le protectionnisme entre états membres est régulé permettant à l'économie européenne de bénéficier d'un marché intérieur suffisamment grand pour assurer une certaine croissance endogène, comme c'est le cas des Etats-Unis. L'euro est également un élément important, il empêche les pays qui l'utilisent d'avoir recours à l'augmentation de la masse monétaire pour financer leur fonctionnement créant ainsi de l'inflation. Par ses contraintes, tel que le pacte de stabilité, il contraint les Etats à juguler leur endettement, ce qui est une bonne chose si l'on se soucie un tant soit peu de ce que l'on laissera à nos successeurs. 
Les gouvernements peuvent donc changer mais, s'ils veulent se maintenir dans la construction européenne, ils ne peuvent pas faire ce qu'ils veulent, c'est une assurance face aux dérives extrémistes. De plus, le système démocratique est maintenant fortement ancré dans nos sociétés, ce qui n'était pas le cas dans la première moitié du XXème siècle.  

dimanche 6 mai 2012

Planet Solar, l'avenir est en marche

Le 5 mai dernier, à 14 heures, le catamaran Planet Solar bouclait son tour du globe en franchissant la ligne symbolique formée par deux bouées dans le port de Monaco. Propulsé uniquement par des moteurs électriques alimentés par des batteries rechargées par des cellules photovoltaïques, le bateau a parcouru 60'000 kilomètres sur toutes les mers et océans. Aucune autre source d'énergie que celle du soleil n'a été utilisée.
En faisant un tel périple, l'auteur du projet, Raphaël Donjan, voulait démontrer la capacité qu'a cette source d'énergie.
Demain, ce seront les navires, qui aujourd'hui utilisent des sources d'énergie fossile, qui utiliseront ces technologies. Fadaises me direz-vous. Souvenez-vous des débuts de l'aviation, en 1890, Clément Ader fait décoller un engin plus lourd que l'air sur .... une cinquantaine de mètres. 60 ans plus tard, des avions dépassent la vitesse du son et de nombreuses compagnies aériennes transportent des milliers de passagers en traversant les océans.
Je suis certain que dans un siècle, l'idée même de brûler du pétrole, soit pour se mouvoir, soit pour se chauffer paraîtra totalement incongrue.
Aujourd'hui les nouveaux Ader, wright, Blériot, Lindberg se nomment Donjan, Piccard ou Borschberg. Ils explorent de nouveaux territoires et sont les explorateurs du XXIème siècle.

lundi 23 avril 2012

Elections présidentielles françaises, résultats du premier tour

En France, les urnes ont parlées. Ainsi, le candidat socialiste François Hollande termine en tête et sera opposé au second tour au président candidat Nicolas Sarkozy. 


Mais la surprise de ce premier tour c'est certainement le résultat de la candidate du Front national, Marine Le Pen. Mais est-ce vraiment un surprise ? Partout en Europe, la droite dure monte. Partout en Europe, la droite traditionnelle a perdu des parts au profit d'une droite plus musclée, nationaliste et sceptique face à l'Europe. Ce n'est certainement pas en Suisse que nous devrions être étonnés, puisque le phénomène nous accompagne depuis maintenant 20 ans. Faut-il s'en inquiéter ? Oui et non. Non tout d'abord parce que la majorité de ces partis sont démocratiques et qu'ils ne remettent pas ce principe en cause, contrairement à ce qui s'est passé dans les années 30 du siècle passé. Oui, parce que ces partis militent pour un protectionnisme économique. Pour mémoire, la crise des années 30 a été fortement aggravée par le protectionnisme. Oui également parce que ces partis militent pour l'arrêt immédiat de toute immigration, or cette immigration permet à nos économies de relever le défi de la concurrence que nous lance, notamment, la Chine.
Avec ce premier tour, le citoyen français a délivré un message clair au futur président, à lui d'en tenir compte. Gageons que cette prise de conscience ne sera pas la même pour les deux candidats. De plus, la France devra relever des défis importants ces prochaines années, et sa dette publique est l'un des plus élevés. Ce n'est pas en engageant une myriade de fonctionnaires de plus que l'on pourra réduire le risque que cette épée de Damoclès représente, n'est-ce pas Monsieur Hollande. 

mercredi 18 avril 2012

Restructuration de l’organisation de la promotion du tourisme dans la vallée de la Jogne.


Il y a vingt ans, les communes de la vallée de la Jogne avaient mis en place une organisation qui devait être à même d’améliorer l’efficacité des différents acteurs liés à l’offre touristique dans la vallée. Ainsi, une nouvelle société anonyme, Charmey Tourisme Services SA naissait. Cette société anonyme avait une mission bien précise, la gestion du personnel nécessaire aux différentes installations et prestataires de services formant l’offre touristique, soient les remontées mécaniques, le centre de sport et loisirs, l’office du tourisme ou encore le musée. L’idée sous-jacente était d’utiliser les synergies entres les différentes installations et d’offrir une flexibilité plus grande dans la gestion du personnel, les bénéficiaires n’ayant comme charges de personnel que celles dont ils avaient réellement besoin. Sur le papier, c’était très bien. Cependant, l’étanchéité entres les différentes sociétés n’étaient pas assurées, ainsi, le principe des vases communiquant  a été beaucoup utilisé afin de minimiser, voire éviter, des pertes dans l’une ou l’autre entité. De plus, l’idée de départ fut définitivement perdue lorsqu’il a été décidé de mettre en place un « conseil d’administration unifié » pour toutes les sociétés formant le pool. Le constat est amère, cette organisation n’a pas donné les résultats escomptés, une réorganisation était donc nécessaire.
En fin 2011, sous l’impulsion des communes de la vallée, une nouvelle organisation est imaginée. La société de service Charmey Tourisme Services SA sera dissoute, chaque entité redeviendra totalement indépendante. Il est également décidé de transformer la société de développement en une nouvelle association de communes dénommée Association des 4 C, Charmey Tourisme. Cette association sera gérée par un directeur dont  la tâche principale sera la promotion de l’offre touristique de la vallée, il répondra à un comité de direction formé de cinq à sept membres, en majorité issus des exécutifs communaux.  C’est un nouveau départ pour la promotion du tourisme dans la vallée de la Jogne, c’est également un nouveau souffle qui doit balayer notre coin de pays. En effet, l’offre touristique a évolué ainsi que la demande, il faut donc répondre à ces nouveaux défis qui n’ont plus rien à voir avec ce qu’ils pouvaient être dans les années soixante lors du boom de la mécanisation de la montagne. 

dimanche 11 mars 2012

Le nouveau bouc-émissaire de l'UDC

Chère Lectrice, cher Lecteur,

Il y a maintenant vingt ans, l'UDC blochérienne a choisi une stratégie qui consiste à stigmatiser l'Europe, les étrangers. Vous vous souvenez peut-être, leur premier fait d'armes fut le non à l'espace économique européen. Dossier défendu par un Radical romand, Jean-Pascal Delamuraz. Par la suite, le parti n'a eu de cesse que de stigmatiser les étrangers demandeurs d'asile et autres. Il faut bien reconnaître que problèmes il y avait et il y a toujours. Surfant sur cette vague, le parti des bords du lac de Zürich a engrangé succès sur succès l'amenant à devenir la première formation helvétique. Cependant, s'il a réussi dans les parlements, il a eu du mal a placer des personnes dans les exécutifs. Sans doute parce que le citoyen préfère être géré par des personnes pragmatiques plutôt que par des troublions vociférant devant les caméras.
En 2011, la progression s'arrête, le parti recule même. Cette nouvelle donne a provoqué une remise en question de la stratégie. Mais on ne change pas une recette qui est gagnante et ainsi, puisque le thème des étrangers profiteurs, mangeurs du sol helvétique et de ses ressources a été repris par d'autres, il fallait trouver un nouveau bouc-émissaire. Le récent article de la "Weltwoche", que l'on sait très proche, voire inféodé au parti des milliardaires zurichois, pourrait laisser penser que la Romandie et les "Welsches" sont ce nouveau bouc-émissaire. Si cette théorie devait s'avérer, les personnes qui en sont les auteurs devraient assumer les dégâts qu'ils commettront car ce n'est rien de moins que la cohésion de la Suisse qui est en jeu. La semaine dernière, la boîte de Pandore a été ouverte, attention à ce qui va en sortir. 

samedi 18 février 2012

Restructuration et cetera



Chère Lectrice, cher Lecteur, 

Hier était pour moi une triste journée, en effet, j'ai pris congé de deux collègues qui ont été licenciés la semaine passée. C'est un traumatisme violent, c'est un deuil auquel il faut faire face. Est-ce juste ? Y avait-il d'autres moyens que le licenciement ? Pourquoi eux ? Toutes ces questions je me les suis posées. 
Si on écoute ou lit les communiqués de presse, ce sont les impératifs économiques, les changements de stratégie qui conduisent à ce genre de mesures. Néanmoins, les licenciements sont souvent le fruit de l'incapacité du management à avoir une vision à long terme. Se réorganiser, restructurer est nécessaire lorsque l'ont est plus en phase avec le marché, c'est à dire lorsque l'on a pas su s'adapter par manque de vision et souvent par suffisance. Ceux qui sont capables de vision, sont capables d'adapter leur organisation en continu et ainsi évitent de s'engager dans une voie sans issue. Ils sont aussi à même de se remettre en question, ce qui ne va pas de soi. Mais il y a pire que le manque de vision, c'est de se voiler la face. Ainsi ces managers, adeptes de la méthode Coué et qui ne veulent tout simplement pas voir les changements dans l’environnement dans lequel ils évoluent, ils sont un peu comme Monsieur Bonhomme, héros de la pièce de théâtre de Max Frisch « Monsieur Bonhomme et les incendiaires » qui refuse de voir la réalité en face et abrite sous son propre toit les incendiaires qui finiront par bouter le feu à sa propre demeure. Cette attitude conduit à des restructurations extrêmement douloureuses, à des rachats par les concurrents ou tout simplement au dépôt de bilan.
Je vous suggère de vous poser la question suivante: quelles grandes entreprises n'annoncent jamais de telles mesures ? En répondant, vous constaterez que ces entreprises là ont une vision à long terme et qu'ils savent s'adapter aux marchés dans lesquels ils évoluent. Bien souvent on s'étonne des décisions qu'ils prennent car elles s'inscrivent dans la durée et n'ont pas forcément de sens aujourd'hui. De plus, ces entreprises sont conscientes de leur principal atout, leurs employés. Les restructurations sont de tels cataclysmes et de tels traumatismes pour une organisation que ces entreprises ne veulent pas prendre un tel risque. Sans oublier que ce type de restructuration signifie une baisse notable de la qualité et une augmentation des coûts de production à court terme.  
Bien entendu, les PME n'ont pas autant de marge de manœuvre que peuvent en avoir de grandes sociétés, elles sont plus dépendantes du marché. Dans la sous-traitance, elles dépendent de la qualité de management de leurs clients.  
Ce qu'on attend du top management c'est justement cette capacité de visionnaire, ceux qui en sont capables et qui savent gérer les entreprises dont ils sont responsables méritent le salaire qu'ils reçoivent et il n'est surement pas exagéré. Quant à ceux qui ne sont pas à la hauteur, une profonde restructuration est le signe de cette incapacité, ils devraient subir les mêmes conséquences que celles qu'ils font subir aux personnes qui sont remerciées. 

mercredi 15 février 2012

L'acte de médiation, 19 février 1803

Chère Lectrice, cher Lecteur,

On a tendance à l'oublier mais notre Confédération moderne s'est forgée au XIXème siècle. Il y eu la signature de l'acte de médiation. C'est Napoléon Ier qui en fut l'instigateur. Cet acte ré-institua la confédération mettant ainsi fin à la république helvétique une et indivisible. Cet acte crée également 6 nouveaux cantons qui étaient des anciens baillages, ainsi naquit le canton de Vaud.
Puis, à l'issu de la guerre du Sonderbund, la Suisse moderne naquit. C'est un système fédéral qui fut choisi. Le parti radical de l'époque en fut l'acteur principal, ce sont une partie de ses membres qui rédigèrent le texte de la Constitution en 31 jours, ce qui est un exploit plus jamais réédité.  A l'époque, le bien nommé parti radical était avant-gardiste et progressiste, il l'est certainement moins aujourd'hui.
Notre histoire nous le rappelle sans cesse, la Suisse ne peut pas vivre en se coupant de l'Europe dont elle est le centre. Ceux qui pensent le contraire ne connaissent ni notre histoire ni la géographie de notre continent. Nous avons été de tout temps façonné et conditionné par notre environnement européen. De deux choses l'une, ou nous restons en marge et subissons les changements qui tôt ou tard nous sont imposés ou bien nous sommes acteurs de ces changements et y participons. Personnellement je préfère agir.

PS: je vous recommande l'excellent site www.herodote.net consacré à l'histoire.